Un Roman Partie 3 - Alo Townsend

Published 28-Aug-2020 By Liz Updated 22-Oct-2020

Un grand homme, imposant et bien bâti avait quitté le pub, "The Hare And Hounds" au sommet de la colline en ville. C'était l'une des rares journées ensoleillées à Sidersvale. Quelques personnes avaient visité les ateliers d'artisanat et quelques autres la Galerie d'Art de Sidersvale.

La Galerie d'Art de Sidersvale avait présenté les œuvres d'artistes locaux. Ce jour-là, les œuvres de l'artiste Paul Tifler étaient exposées.

Paul Tifler, un homme gentil avec un beau visage et un grand coeur qui avait sculpté une gigantesque (de la taille d'une petite voiture) version concrète, parfaite à tous égards, d'une prise électrique britannique à trois points.

Il avait tricoté en laine l'énorme câble électrique et l'avait posé sur le sol comme un serpent géant qui s'enroulait autour de la prise. La juxtaposition entre ce symbol concret d'électricité et la laine avait signifié quelque chose de profond pour Paul, et évidemment aussi pour la propriétaire de la galerie, mais peut-être pas pour tout le monde.

Alo avait regardé cette oeuvre par la vitrine, et avait secoué la tête en signe d'incrédulité. "Quelle perte de temps".

Quelques minutes plus tard, l'homme qui ressemblait à un jambon ambulant, s'était souri à lui-même alors que ses larges épaules étaient passées devant le restaurant "The Bloody Fox", sombre et vide. Le restaurant avait dû fermer récemment. La fermeture du restaurant et la perte d'emplois pour tous ses employés ne l'avait pas dérangé, car Alo Townsend n'était pas intéressé par la haute cuisine.

Sidersvale était devenu de plus en plus populaire avec les touristes et les riches propriétaires de résidences secondaires. Ils avaient apporté une certaine sophistication dans cette communauté agricole isolée. Maria Fowler la propriétaire du "The Bloody Fox" avait voulu servir ce groupe de clients cultivés, éduqués et exigeants.

De l'avis d'Alo, Maria Fowler avait été exceptionnellement stupide et avait été trop facilement manipulée par des personnes beaucoup plus intelligentes qu'elle. Alo pensait qu'elle avait eu ce qu'elle méritait. Tout le monde, pensait-il, avait toujours ce qu'il méritait.

Pour Alo Townsend, les pauvres ratés comme Maria Fowler étaient typiques. Elle était quelqu'un qui n'avait pas travaillé pour son argent. Elle avait hérité d'une grande somme d'argent de ses parents qu'elle avait utilisé pour acheter son rêve, le meilleur restaurant de Sidersvale. En descendant la colline, au niveau de la grande porte en chêne du restaurant "The Bloody Fox", avec son triste signe qui disait "fermé", Alo avait pensé, "sitôt ouvert, sitôt fermé".

Deux ans auparavant Maria Fowler avait commencé des travaux de construction. Elle avait voulu faire des améliorations dans le restaurant pour avoir un orangerie pour que les clients puissent dîner à l'extérieur, mais à l'intérieur quand il pleuvait. Mais l'incompétence des constructeurs, et leur mépris délibéré des règles de construction, avaient fait que le mur arrière du bâtiment s'était effondré, emportant avec lui la majeure partie de la cuisine professionnelle et l'appartement au dernier étage.

Le propriétaire de l'entreprise de construction "Freedom Builders" avait géré tous les travaux et avait organisé l'équipe des maçons, des électriciens et des plombiers. Mais le constructeur avait falsifié ses documents d'assurance et quand les travaux avait échoué, il avait menacé de trancher la gorge de Maria Fowler avec un de ses propres couteaux de cuisine si jamais elle disait un mot contre lui à quelqu'un.

Le constructeur avait rendu visite à Maria en pleine nuit pour souligner son pouvoir et pour lui décrire comment il avait battu son dernier client. La pauvre femme était seule et terrifiée.

Le projet d'amélioration du restaurant avait été un désastre complet pour Maria ; son argent avait été dépensé et ses rêves avaient été ruinés.

Alors qu'Alo était passé devant le restaurant cet après-midi-là, Maria avait été dans l'appartement au-dessus du restaurant, en train de préparer un bain très chaud. Elle s'était versé un grand verre de gin qu'elle avait laissé sur une table près du bain. Le couteau avait été là, dans le salle de bain depuis un mois.

La fenêtre de la salle de bain était ouverte, et par l'ouverture elle avait pu entendre la musique que Robert Sanders avait joué de son salon, avec ses portes ouvertes à la rue. Avec le radio-cassette de Robert qui jouait pour toutes les maisons environnantes, Maria s'est mise dans le bain.

De nombreuses pensées d'échec et de perte passaient dans sa tête lorsqu'elle buvait le gin pour se calmer. Après 10 minutes, elle avait senti que l'eau avait commencé à refroidir un peu, et la musique des Beatles, "A Hard Day's Night", s'était soudainement arrêtée. Il avait été suivie par le silence et les voix de quelques touristes qui parlaient à l'extérieur. Quelque chose était arrivé à Robert - la musique n'avait jamais cessé quand il faisait chaud. Elle était sortie du bain.

Par contre, Alo Townsend était très content avec sa vie. Mais à cette époque, il avait vraiment besoin d'argent. Sa femme était enceinte, cette fois avec son enfant, et il voulait fournir à sa famille grandissante tout le confort que la parfaite famille méritait. Alo était de la classe ouvrière, et ses mains étaient les mains d'un travailleur manuel. Mais il avait lu beaucoup de livres sur le sujet de la psychologie et de la manipulation de l'esprit humain. Cela avait été l'œuvre de sa vie.

Alo avait continué à descendre la colline. Il avait passé l'heure du déjeuner avec ses deux amis dans le pub. Après deux bières, il était plus amoureux de lui-même que d'habitude.

Il était allé dans le petit bureau de poste, pour placer une carte manuscrite dans la vitrine, pour promouvoir ses services. Il avait pris soin de distraire la dame de la poste en lui faisant un compliment sur ses cheveux et en lui demandant des timbres dont il avait besoin de toute urgence.

Pendant qu'elle était occupée, il avait retiré les cartes des autres constructeurs locaux et les avait remplacées par la sienne. Sa carte disait: "Freedom Builders". "Aucun travail n'est trop petit, aucune tâche n'est trop difficile".

Quelques minutes plus tard, alors qu'il était passé devant la porte ouverte de la maison de Robert Sanders, il n'avait pas pu supporter ce vacarme plus longtemps. Alo avait rapidement regardé par-dessus son épaule pour s'assurer que personne ne le regardait, et avait poussé le vieil homme dans l'embrasure. Robert était tombé au sol.

Toujours l'opportuniste, Alo était entré dans la maison et avait donné un coup de pied au radio-cassette jusqu'à ce qu'il eût arrêté de jouer et se fût retrouvé par terre. Robert avait su qu'il ne pouvait pas se battre contre cette grosse brute, mais il s'était levé et avait attrapé le sabre de samouraï qui avait été accroché à son mur. Puis, comme au bon vieux temps, et il avait montré ses crocs en or et avait grogné à Alo d'aller se faire foutre et de sortir de sa maison.

Alo avait fait une grimace et était retirer en marchant à reculons. Robert avait claqué sa porte d'entrée.

Vocabulaire De La Partie 3

Here's a list of the vocabulary used. If you are on a mobile phone use vertical and horizontal scroll bars to see the full table.

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11 comments on “Un Roman Partie 3 - Alo Townsend”

  1. Always spending nice time reading your stories...
    Et le fait d'avoir le vocabulaire est top dans les 2 cas (francophone ou anglophone)

  2. Très bien écrit ton roman c'est captivant.
    J'ai l'impression de lire un dossier comme j'en ai beaucoup lu dans ma carrière au Tribunal

  3. Bien fait! Merci d'avoir inclus le vocabulaire. Et j'ai rit quand j'ai lu "un jambon ambulant." 😂 Ta voix et personnalité transparaissent dans ton écriture. Je voudrais voir ce qu'Alo ferai and comment les autres lui donneront ce qu'IL merite!

  4. Alo ne ressemble pas à un personnage aimable comme le sculpteur - et il avait bu avant de passer devant l'appartement de Marie. J'ai peur pour la sécurité de Maria. Je suis intrigué par la signification de l'arrêt de la musique!

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